Épreuve, souffrance - ne pas confondre

La souffrance est un indicateur, une lumière qui s'allume, une alarme, pour nous signaler que quelque chose ne fonctionne pas normalement. Il s'agira alors d'agir sur la cause, et non pas sur le symptôme.

Par exemple, une souffrance physique est le symptôme que quelque chose est à soigner: un choc, une piqûre d'insecte, une morsure, une plaie, une cassure, une attaque bactérienne, le mauvais fonctionnement d'un organe, etc. Enlever la douleur ne suffira pas: il s'agira de s'attaquer à la cause de la douleur (médicament, intervention chirurgicale, etc.).

Une souffrance morale signale un dysfonctionnement psychique, au niveau de l'âme (pensées, sentiments, émotions, etc.): dans ce cas, une consolation, un encouragement suffiront pour les cas bénins. Pour les cas moins évidents, un accompagnement par un spécialiste sera judicieux, et la guérison sera le résultat d'une intervention sur la cause de la souffrance.

Une souffrance spirituelle aura souvent pour cause un manque de foi, une désobéissance, un entêtement, etc., mais peut-être aussi une attaque de l'ennemi.

Pour tous ces cas (aux 3 niveaux de l'être humain) la première action du chrétien sera idéalement la prière: écoute de l'Esprit de Dieu pour discerner la cause de la souffrance, puis demande de guérison, qui pourra être:
- spirituelle si le dysfonctionnement est spirituel (mais aussi moral ou physique si la cause spirituelle s'est étendue à ces "niveaux inférieurs")
- au niveau de l'âme (et éventuellement du corps) si le dysfonctionnement est psychique et la cause non spirituelle
- physique en cas de dysfonctionnement du corps

En résumé, la compréhension de la cause de la souffrance mènera à déterminer le remède le plus approprié. Parfois, au niveau psychique, comprendre, juste comprendre, sera suffisant pour remédier au trouble. Si par exemple on comprend que notre bonheur ne devrait pas dépendre de l'approbation des autres, le trouble engendré se dissipera de lui-même.

D'autres types de souffrance existent: la souffrance pour les autres, la souffrance consécutive à une punition, la souffrance de faire toujours la même faute, etc., mais le sujet de cet article traite de la différence entre souffrance (telle que décrite plus haut) et épreuve (dont nous allons maintenant parler).

Qu'est-ce que l'épreuve ? Dans son sens le plus élémentaire (qui nous intéresse ici), c'est un test. Non pas un test pour nous punir, mais un test pour nous évaluer et corriger le tir s'il y a lieu de le faire ("pécher" veut dire "manquer la cible": le test permet d'identifier la cause pour laquelle nous manquons la cible - par ailleurs, dans son sens originel, le mot "corriger" signifie "effectuer une correction" et non pas "donner une correction"...).

L'exemple le plus parlant que nous donne l'AT est l'histoire de Job: il est mis à l'épreuve, testé, pour voir ce qu'il a "dans les tripes". Job souffre de cette épreuve (voyez-vous maintenant la différence entre souffrance et épreuve ?), mais il passe le test, car il ne maudit pas Dieu, ce que visait le tentateur. Cerise sur le gâteau, il fait un grand pas spirituel en avant: non seulement il connaît Dieu, mais à présent son oeil (spirituel) le voit! Dieu a permis ce test pour le faire avancer (au grand dam du tentateur...).

Autre exemple: "l'écharde" de Paul: "Ma grâce te suffit" est la réponse de Dieu à cette épreuve, et cela convient à Paul: il n'insiste pas. Il a compris. Il souffre de son écharde, mais ne souffre plus de ne pas comprendre sa cause.

Lectures complémentaires
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