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Messages classés chronologiquement

La volonté de Dieu


L’expression « volonté/plan de Dieu » est utilisée dans beaucoup de circonstances :
  • Tout arrive selon la volonté de Dieu.
  • Il faut obéir à Dieu et faire sa volonté.
  • Il faut découvrir la volonté de Dieu pour ma vie.
Avant de chercher à connaître la « volonté de Dieu », il faut tout d’abord définir ce que nous entendons par là, dans trois cas de figures différents.


1. La volonté décrétive

Tout ce qui arrive est conforme au décret souverain de Dieu et tout ce qu’il décrète finit par arriver. En langage plus courant : ce que Dieu veut arrive, et ce qui arrive est le résultat de sa volonté.
En lui nous avons été désignés comme héritiers, ayant été prédestinés suivant le plan de celui qui met tout en œuvre conformément aux décisions de sa volonté (Ephésiens 1.11).
L’un des exemples les plus marquants est la crucifixion de Jésus-Christ, prévue par le Père :
Il est bien vrai qu’Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et les peuples d’Israël contre ton saint serviteur Jésus, que tu as consacré par onction; ils ont accompli tout ce que ta main et ta volonté avaient décidé d’avance (Actes 4.27-28).
Un dernier exemple est le célèbre passage du Psaume 139 décrivant comment notre vie commence, se déroule et se termine selon le plan de Dieu :
Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m’étaient destinés avant qu’un seul d’entre eux n’existe (Psaume 139.16).

2. La volonté préceptive

Elle fait référence aux préceptes, aux commandements que Dieu nous a donnés, et que nous devons appliquer dans notre vie. Rappelons-nous que nous y obéissons par reconnaissance pour le pardon des péchés, et la vie éternelle que Jésus-Christ nous assure à la Croix, et non pas l’inverse.
N’aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. En effet, tout ce qui est dans le monde – la convoitise qui est dans l’homme, la convoitise des yeux et l’orgueil dû aux richesses – vient non du Père, mais du monde. Or le monde passe, sa convoitise aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement (1 Jean 2.15-17).
En d’autres termes, faire la volonté de Dieu (préceptive), c’est faire ce qui lui est agréable.
Le Dieu de la paix a ramené d’entre les morts notre Seigneur Jésus, devenu le grand berger des brebis grâce au sang d’une alliance éternelle. Qu’il vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, qu’il fasse en vous ce qui lui est agréable par Jésus-Christ, à qui soit la gloire aux siècles des siècles! Amen! (Hébreux 13.20-21).
Les deux facettes volonté décrétive/préceptive se retrouvent dans le livre de Deutéronome :
Les choses cachées sont pour l’Eternel, notre Dieu; les choses révélées sont pour nous et nos enfants, à toujours, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi (Deutéronome 29.28).
Il y a donc :

  • des choses que Dieu garde secrètes et que lui seul connaît (ses dessins impénétrables et sa volonté souterraine) : volonté décrétive
  • d’autres, qu’il nous révèle afin que nous y obéissions (ses commandements et sa Parole) : volonté préceptive


3. La volonté spécifique

Se poser des questions du type « Quel est le plan de Dieu pour ma vie ? Quel travail dois-je faire ? Avec qui me marierai-je ? » sont des exemples de questionnements qui nous ont tous traversés l’esprit au moins une fois dans notre vie. Ils concernent la recherche d’une volonté spécifique.

Il en est de même pour la suivante : « Si Dieu a un plan merveilleux pour ma vie, comment puis-je le découvrir ? »

Beaucoup de livres ont été écrits pour tenter de répondre à cette question. Mais, si nous avons du mal à saisir le merveilleux plan de Dieu pour notre vie, c’est peut-être parce que – voyons la réalité en face – il n’a pas vraiment l’intention de nous le révéler. Et peut-être avons-nous tort de nous attendre à ce qu’il le fasse.

Un verset va dans ce sens :
Au jour du bonheur, jouis du bonheur, et au jour du malheur, réfléchis, car Dieu a fait l’un et l’autre, si bien que l’homme ne peut rien découvrir de ce qui doit lui arriver (Ecclésiaste 7.14).
Ceci nous amène à la question suivante : « Dieu a-t-il pour toi des desseins cachés qu’il attend que tu découvres avant d’entreprendre quoi que ce soit ? »

La réponse est non. Bien entendu, il a un plan pour ta vie. Mais il n’attend pas de toi de le connaître avant d’agir, il ne te charge pas de la lourde responsabilité de deviner sa volonté à l’avance.

Dieu a bien un plan spécifique pour ta vie, mais il n’attend pas de toi que tu le connaisses avant de prendre une décision.

En gros, arrête de considérer sa volonté comme une sorte de labyrinthe, de cible à atteindre, ou encore comme ces « livres dont vous êtes les héros ».

En revanche, tu découvriras cette volonté spécifique de Dieu en regardant en arrière, dans tous les passages de ta vie par lesquels Dieu t’a fait passer, et après-coup, tu te rendras compte que tout cela était planifié, spécifiquement pour toi !

Pour conclure, Dieu nous invite à avoir confiance dans sa volonté décrétive, à obéir à sa volonté préceptive, mais ne nous demande pas de connaître sa volonté spécifique.

Source
     

La prière est une protection contre les puissances adverses

J'estime les paroles de la prière chrétienne riches de vertu, surtout quand ceux qui prient le font en esprit et avec intelligence; la prière jaillit comme une flamme de l'âme et des lèvres de celui qui prie, elle dissipe par la puissance de Dieu le venin distillé par les puissances adverses dans l'esprit de ceux qui négligent la prière ou ne prennent pas en considération le précepte de saint Paul, fidèle à Jésus : "il faut prier sans cesse" (1 Thess. 5:17).

La prière jaillit comme une flèche de l'âme de celui qui prie, avec la connaissance, l'esprit et la foi; elle blesse à mort les forces hostiles à Dieu, qui veulent nous jeter dans le péché qui aliène.

Origène, La prière
     

Ces choses doivent être prises dans un sens allégorique (Galates 4:24)

Pendant des siècles, la Bible a été interprétée spirituellement. Depuis que le matérialisme a tout envahi, y compris le champ spirituel, nous interprétons la Bible littéralement.

En Galates 4:22-26, nous avons un texte surprenant : Paul semble parachuter de nulle part une interprétation "personnelle" d'un passage de l'AT - il dit tout de go : Agar, c'est le Sinaï, donc la Jérusalem terrestre - et Sarah, c'est la liberté, donc la Jérusalem céleste.

Cette interprétation est surprenante pour notre époque, qui prend tout au pied de la lettre. Mais pendant des siècles, la Bible était interprétée spirituellement : ceux qui ont lu Paul à son époque, et les siècles suivants, n'étaient pas surpris de rencontrer ce genre d'allégories : ils lisaient toute la Bible avec cet esprit (à savoir : le Saint-Esprit).

Afin de vous donner un aperçu de comment le Saint-Esprit lit la Bible, voici quelques exemples d'interprétation spirituelle de textes du NT et de l'AT. Vous en trouverez d'autres à cet endroit.


 La Samaritaine
 Le Gadarénien
 Bethzatha
 Cana


 La vision d'Ezéchiel

L’interprétation spirituelle de l’Écriture dans le christianisme primitif

Origène d’Alexandrie, le représentant le plus prestigieux et le plus fécond de l’exégèse patristique, considérait son travail exégétique comme le prolongement de celui que Paul avait entrepris sur l’Ancien Testament et pensait utiliser exactement les mêmes règles d’exégèse que lui. Au début de sa cinquième homélie sur l’Exode, Origène affirme que Paul a «enseigné à l’Église qu’il a rassemblée des nations comment il fallait interpréter les livres de la Loi» (Hom. in Ex. 5,1.).

D’après Origène, Paul se rendait compte que les convertis venus du paganisme risquaient d’interpréter les livres de la Loi de façon erronée, car ils n’étaient pas habitués à ce genre d’écrits. Le danger du point de vue de Paul (et d’Origène) était que les convertis de la Gentilité interprètent littéralement les livres de la Loi comme l’avaient fait les Juifs.


«C’est pourquoi, dit Origène, (Paul) donne quelques exemples d’interprétation afin que nous puissions utiliser la même méthode pour le reste de l’Écriture et que nous n’allions pas nous croire devenus les disciples des Juifs à cause de la similitude du texte et du document. Il veut donc que les disciples du Christ se distinguent de ceux de la Synagogue par leur façon d’interpréter la Loi. Les Juifs, en la comprenant mal, ont rejeté le Christ. Nous, de par notre compréhension spirituelle de la Loi, montrons qu’elle a été donnée à juste titre pour l’instruction de l’Église.»

Dans cette citation, deux expressions méritent d’être tout particulièrement relevées : «exemples d’interprétation», et «compréhension spirituelle de la Loi». De l’avis d’Origène, Paul a donné des exemples sur la manière d’interpréter les Écritures.

Il nous revient donc d’analyser ces exemples et de reprendre les règles et les méthodes dont Paul s’est servi pour, à notre tour, poursuivre le travail d’interprétation des Écritures. En outre, ce programme d’interprétation peut être qualifié de «compréhension spirituelle de la Loi». Les deux idées se retrouvent associées de façon similaire un peu plus loin dans la même homélie, lorsque Origène parle des  «semences de l’intelligence spirituelle reçues du bienheureux apôtre Paul». C’est quand ce programme est mené à bien que les Écritures apparaissent dans leur vraie lumière, comme «données pour l’instruction de l’Église». De fait, elles ne peuvent absolument pas être considérées comme un livre juif, elles sont un livre chrétien puisqu’elles ont été données «pour nous». Cette dernière idée est fondamentale. C’est le principe qui guide tout le processus de l’interprétation spirituelle. Origène affirme trouver des règles d’exégèse formellement établies par Paul; il dit aussi que Paul a donné des exemples d’interprétation que nous devons suivre. Parmi les exemples le plus souvent cités par Origène se trouvent 1 Co 10,1-11; 2 Co 3,6-18; Ga 4,21-24; He 8,5 et He 10,1. Tous ces textes comportent une interprétation «spirituelle» ou allégorique des Écritures.

Un des textes de Paul le plus fréquemment repris par Origène, non seulement comme exemple d’exégèse paulinienne mais quasiment comme programme d’interprétation, est 2 Co 3,7-18. Dans son commentaire sur Exode 34,33-34 qui mentionne le voile recouvrant le visage rayonnant de gloire de Moise, Origène qualifie de «magnifique» (Hom. in Ex. 12, 1) l’interprétation de Paul. Puis il poursuit, s’arrêtant tout spécialement sur la signification du «voile» et la façon dont  il peut être enlevé. Ce n’est qu’en menant une vie supérieure à celle de la foule que nous pouvons contempler la gloire sur le visage de Moïse. Moïse parle encore avec un visage de gloire, mais nous ne pouvons le voir en raison de notre manque de zèle. Le voile demeure sur la lettre de l’Ancien Testament (2 Co 3,14). C’est quand on se convertit au Seigneur que le voile tombe (2 Co 3,16). Origène explique alors que ce voile peut être interprété au sens des préoccupations relatives aux affaires de ce monde : argent, convoitise des richesses. Se convertir au Seigneur signifie tourner le dos à tout cela et se consacrer à l’étude de la Parole de Dieu, en méditant sa Loi jour et nuit (Ps 1). Il note que les parents désireux de donner à leurs enfants une culture classique font tout leur possible pour trouver les professeurs, les livres, etc., et ne regardent pas à la dépense pour atteindre leur but. Nous devrions agir ainsi pour connaître les Écritures. Quant à ceux qui ne se soucient même pas de les écouter mais engagent de vaines conversations dans les coins les plus reculés de l’église pendant les lectures, ce n’est pas seulement un voile qui est posé sur leur cœur mais un mur (Hom. in Ex. 12, 1).

Toutefois, lorsque le voile est enlevé, le Christ se révèle déjà là, présent dans tout l’Ancien Testament. Dans son commentaire du Cantique, Origène applique à l’interprétation des Écritures le verset dans lequel l’Époux est dépeint comme «sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines» (Ct 2,8) : «Cette prophétie que nous lisons dans l’Ancien Testament est cependant recouverte d’un voile; mais quand le voile est enlevé pour l’Épouse, c’est-à-dire pour l’Église qui s’est convertie à Dieu, elle Le voit soudain sautant sur ces montagnes, à savoir les livres de la Loi; et sur les collines des écrits prophétiques. Il est révélé de façon si claire et si évidente qu’il apparaît moins qu’ll ne surgit. En feuilletant une à une les pages des Prophètes par exemple, l’Épouse voit le Christ surgir d’elles et, maintenant que le voile qui les recouvrait auparavant a été ôté, elle Le découvre jaillissant avec force et émergeant de chaque passage dans une manifestation à présent évidente» (Comm. in Cant. 3 (2,8).).

Le «voile», selon l’interprétation d’Origène, est le plus souvent le simple récit historique dans sa littéralité ou la « lettre » (Pour les autres exemples d’utilisation de ce texte, cf. Hom. in Gen. 2,3; 7,1; 12, 7; Hom. in Lev 1,1; Hom. in Num. 26,3.). La venue du Christ est indispensable pour que le voile tombe. En fait, Origène va jusqu’à dire que le «caractère divin» des écrits prophétiques et le sens spirituel de la loi de Moïse n’ont été révélés que par la venue du Christ. Auparavant, il était impossible de trouver des arguments convaincants en faveur de l’inspiration de l’A.T. La lumière déposée dans la loi de Moïse, recouverte par un voile, resplendit avec la venue du Christ, quand le voile est enlevé; alors, il devient possible de «connaître les richesses dont la lettre contenait l’ombre» (P. Arch. 4, 1,6).

[...] Source : bible-service.net

L'interprétation spirituelle dans blogetude
     

Comment me débarrasser de la peur ?



  • Comment me débarrasser de la peur?
  • Comment te débarrasser de ce à quoi tu t'accroches?
  • Tu veux dire que je m'accroche à mes peurs? Je ne suis pas d'accord.
  • Pense à ce contre quoi ta peur te protège et tu seras d'accord! Alors tu verras ta sottise.

Anthony de Mello
      

Le psaume 23

Un psaume pour David

YHWH est mon berger

Et rien ne me manque

Il a dressé ma tente en des lieux de tendres pousses

Il m'a nourri d'eaux de repos

Il a réorienté le souffle de ma vie vers le haut

Il m'a guidé sur des chemins de justice, à cause de son nom

Ainsi, même si je dois aller au milieu de l'ombre de la mort, je ne serai pas effrayé par le mauvais, car tu es avec moi

Ta houlette et ton bâton sont mon secours

Tu as préparé devant moi une table, en face de ceux qui m'accablent

Et tu as oint ma tête d'huile, et ta coupe m'enivre d'excellence

Et ta grâce me poursuit tous les jours de ma vie, et ma demeure est dans la maison de YHWH pour la durée des jours

 
Commentaires sur ce texte
      

Lectio

Nous ne lisons pas les écritures pour y puiser la force de faire ce que nous avons décidé, mais pour que naissent en nous les décisions justes et pour que nous soutienne la force de l'Esprit pour nous aider à les mettre en oeuvre.

De même, nous prions pour comprendre ce que nous devons faire et pour réussir à l'accomplir.


Les deux, lecture et prière, vont de concert pour guider la marche du chrétien.

La lectio divina (divina=inspiré) est une lecture/écoute inspirée de la Parole écrite de Dieu : elle-même est inspirée par l'Esprit Saint, qui va nous faire discerner, dans la Parole écrite de Dieu, le Logos de Dieu, le Christ, qui nous transforme de l'intérieur : en cela, nous pouvons dire que ce n'est pas nous qui lisons la Bible, mais que c'est la Bible qui nous lit...

La lectio divina nous aide à atteindre les objectifs de la Bible, en particulier :

  • donner la sagesse

  • enseigner, convaincre, corriger, instruire dans la justice

  • animer notre espérance

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Histoire du garçon qui vendait des petits pains


Un missionnaire, très peiné par le peu d’écho de sa prédication, était assis dans le compartiment d’un train, qui venait d’entrer en gare.

Soudain, il fut sorti de ses réflexions. Sur le quai, des garçons avec des plateaux pleins de petits pains couraient le long du train. Ils harcelaient les voyageurs, pour qu’ils achètent les petits pains, mais seulement très peu d’entre eux le faisaient.

Lorsque le train se remit en mouvement, les garçons durent se retirer avec leurs plateaux pleins ; cependant, l’un d’entre eux se hissa sur le marchepied du train en partance. Et en un rien de temps, il fut déjà dans le compartiment. Il s’assit sur un siège et prit un de ses petits pains, le partagea et commença à manger.

L’homme à côté de lui leva les yeux de son journal, car du petit pain chaud émietté, sortait un parfum délicieux. Il ne fallut pas longtemps, pour que l’homme acheta un petit pain, et commença à manger. L’odeur se répandit dans le compartiment. Un voyageur après l’autre appela le vendeur vers lui, et s’acheta un petit pain. Lorsque le garçon descendit du train à la station suivante, son plateau était vide !

Lire 2 Cor. 2 : 14-16, Math. 5 : 16 , Phil. 2 : 14-16, Eph. 5 : 2
       

Tenez-vous à quelque chose dont Dieu veut que vous vous débarrassiez ?

Jenny, une petite fille coquette de presque 5 ans, ayant accompagné sa maman dans une bijouterie, aperçut un collier de perles toutes brillantes en nacre dans une boîte en aluminium rose.

"Oh s'il te plaît, maman, est-ce que je peux les avoir ? Maman je t'en supplie, s'il te plaît..."

Vivement la maman regarda à l'arrière de la boîte rose et lut le prix : 2,85 euros... c'est presque 3 euros.

"Tu sais, ma fille, si tu les veux vraiment, tu peux faire des choses extra à la maison, et en un rien de temps tu auras assez d'argent pour les acheter toi-même. D'ailleurs, ton anniversaire est seulement dans une semaine, tu auras sûrement des sous de ta grand-maman aussi..."

Une fois à la maison, Jenny vida sa petite tirelire et compta 65 centimes. Après le dîner, elle alla demander à la voisine Mme Mc James de lui permettre d'arracher ses mauvaises herbes pour 20 centimes. A son anniversaire, sa grand-maman lui donna deux euros, et enfin elle eut assez d'argent pour s'acheter le collier.

Oh, Jenny adorait ses perles ! Elles la faisaient sentir madame et grande fille. Elle les portait partout. A l’Église le dimanche, à la garderie, même au lit ! Les seules fois qu'elle les enlevait, c'était pour nager ou prendre un bain.

Jenny avait aussi un père qui l'aimait beaucoup. Chaque soir, quand il était temps de la mettre au dodo, il arrêtait tout ce qu'il faisait pour aller lui raconter une belle histoire.

Un soir, après avoir terminé son histoire, le papa demanda à Jenny,
"Est-ce que tu m'aimes ?"
"Oh que oui papa, tu le sais que je t'aime."
"Alors, donne-moi tes perles."

"Oh, papa, pas mes perles. Mais tu peux avoir ma Princesse, le cheval blanc de ma collection... Celle avec la queue rose. Tu te souviens papa?  C'est toi qui me l'as offerte... C'est ma préférée."
"C'est ok, ma puce... Papa t'aime. Bonne nuit."

Environ une semaine plus tard, après le conte du soir, le papa de Jenny lui demanda encore,
"Est-ce que tu m'aimes ?"
"Papa, tu sais que je t'aime"
"Alors, donne-moi tes perles..."
"Oh papa, pas mes perles. Mais tu sais tu peux avoir ma poupée, la nouvelle, elle est toute neuve, celle que j'ai reçue pour mon anniversaire, elle est si belle et tu peux même avoir la petite couverture jaune qui est appareillée à ses souliers."
"C'est ok. Dors bien. Que Dieu te bénisse, ma puce. Papa t'aime."

Et comme toujours, il lui caressa la joue.
Quelques soirs passèrent, et un soir, quand son papa entra dans la chambre, Jenny était assise comme une indienne au pied du lit. Comme il s'approchait d'elle, il remarqua son petit menton tout tremblant et une larme silencieuse qui coulait sur sa petite joue.

"Mais qu'as-tu Jenny ? Qu'est-ce qui se passe ?"

Jenny ne dit rien mais leva ses petites mains menues vers son papa... Et quand elle les ouvrit, le collier de perles y était...

Avec une voix tremblante elle lui dit :
"Voilà papa, c'est pour toi. Cela fait un moment que tu me les demandes. Je me suis enfin décidée à te les offrir..."

Ému, le gentil papa de Jenny prit les perles d'une main et de l'autre main sorti de sa poche un étui en velours bleu avec un collier en perles véritables qui coûtait une fortune et les donna à Jenny. Il lui expliqua que les perles auxquelles Jenny tenait étaient des fausses perles. Il lui avait acheté de vraies perles depuis le début. Mais il attendait seulement que sa fille lui donne les fausses perles pour qu'il puisse lui donner le vrai trésor.

De la même façon, Dieu attend de nous que nous lui donnions les choses fausses à quoi nous tenons dans notre vie, pour qu'il les remplace par un trésor magnifique.

Tenez-vous à quelque chose dont Dieu veut que vous vous débarrassiez ?
Avez-vous des compagnons qui ne sont pas nécessaires et vous font mal ?

Avez-vous des habitudes, des activités, auxquelles vous êtes si habitués et attachés qu'il semble impossible de s'en débarrasser ? Parfois c'est difficile de voir ce que l'autre main retient, mais croyez en une chose : Dieu ne prendra jamais quelque chose à laquelle vous tenez sans la remplacer par quelque chose de mieux !

Auteur inconnu
       

Chercher Dieu


Chercher Dieu, c'est la foi,

le trouver c'est l'espérance,

le connaître c'est l'amour,

le sentir c'est la paix,

le goûter c'est la joie,

le posséder c'est l'ivresse

Pourquoi la lampe s'est-elle éteinte ?

Pourquoi la lampe s'est-elle éteinte ?
Je l'entourai de mon manteau pour la mettre à l'abri du vent :
c'est pour cela que la lampe s'est éteinte.

Pourquoi la fleur s'est-elle fanée ?
Je la pressai contre mon coeur avec inquiétude :
voilà pourquoi la fleur s'est fanée.

Pourquoi la rivière s'est-elle tarie ?
Je mis une digue en travers d'elle afin qu'elle me servit à moi seul :
voilà pourquoi la rivière s'est tarie.

Tagore
     

Les petites béatitudes

Bienheureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes : ils n'ont pas fini de s'amuser.

Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d'une taupinière : il leur sera épargné bien des tracas.

Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer, et de dormir sans chercher d'excuses : ils deviendront sages.

Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils en apprendront des choses nouvelles!

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.

Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.

Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace : votre route sera ensoleillée.

Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire même lorsqu'on vous coupe la parole, lorsqu'on vous contredit ou qu'on vous marche sur les pieds : l'Évangile commence à pénétrer votre coeur.

Bienheureux surtout vous qui savez reconnaître le Seigneur, en tous ceux que vous rencontrerez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.

Lire aussi : Les béatitudes